La Fraternité des policiers de Montréal s’oppose aux mises à pied de sept membres
Yves Francoeur, président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, a annoncé que son syndicat contestera les récentes mises à pied de sept de ses membres.
L’annonce a été faite par communiqué de presse, mardi soir. Elle survient un jour après que Fady Dagher, directeur du SPVM, a justifié ces congédiements par des comportements jugés discriminatoires, racistes et préjudiciables à des personnes vulnérables.
Selon le communiqué de la Fraternité, si les allégations se révèlent exactes, elles seraient en contradiction flagrante avec les valeurs de la police montréalaise. Le syndicat affirme défendre des principes fondamentaux.
La Fraternité questionne la méthode de congédiement utilisée, qu’elle juge inhabituelle et non conforme aux relations de travail établies. Il s’agit d’une procédure qui n’a jamais été employée auparavant et qui n’est pas prévue dans les accords.
Fady Dagher a expliqué que le SPVM a opté pour des mises à pied administratives, après consultation juridique avec la Ville de Montréal. Il a souligné que tous les policiers doivent maintenir une bonne moralité et une bonne réputation pour conserver leur accréditation, ce qui n’était plus le cas pour les agents concernés.
Le retrait de leurs accréditations a donc entraîné leur congédiement administratif. Yves Francoeur insiste sur le fait que le droit du travail ne peut être modifié unilatéralement par l’employeur.
En cas de contestation et de réintégration potentielle d’un des agents, Fady Dagher a affirmé que des mesures disciplinaires seraient immédiatement prises. Il a également rappelé que des accusations criminelles restent possibles, le dossier étant désormais entre les mains du DPCP.
Le directeur du SPVM a exprimé sa confiance dans la solidité du dossier.
La Fraternité avait initialement choisi de ne pas commenter les congédiements immédiatement après l’annonce de Fady Dagher.