Inactivité physique : moins d’un Adolescent sur quatre Respecte les Recommandations Mondiales
Une étude mondiale, s’appuyant sur 389 enquêtes réalisées dans 140 pays, révèle un constat alarmant concernant l’activité physique des adolescents. Plus de 3,2 millions de jeunes âgés de 11 à 17 ans ont été interrogés, représentant 60 % de la population adolescente mondiale.
L’étude évalue le nombre de jours durant lesquels les adolescents ont pratiqué une activité physique modérée à intense d’au moins 60 minutes par semaine. Les résultats montrent que 24,9 % des adolescents interrogés n’ont aucune activité physique durant la semaine considérée. Seulement 14 % déclarent être actifs sept jours sur sept, et la moyenne globale se situe à 2,4 jours.
Une disparité notable est observée entre les sexes : en 2025, les filles sont moins actives que les garçons, avec 28 % d’inactivité contre 22 % chez les garçons. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) exprime sa préoccupation face à cette tendance et souligne le manque d’efficacité des politiques et programmes visant à surmonter les obstacles rencontrés par les filles. Cette situation pourrait entraîner une persistance des inégalités à l’âge adulte. L’OMS recommande de promouvoir la participation sportive féminine dans les médias pour créer des modèles inspirants et réduire cet écart.
Bien que les données spécifiques à la Belgique ne soient pas disponibles, une enquête de Sciensano en janvier 2025 a déjà mis en évidence un manque d’activité physique chez les enfants et adolescents belges, avec une dégradation par rapport à il y a dix ans. Les adolescents de 10 à 17 ans sont environ 10 % moins actifs.
L’enquête belge attribue ce manque d’activité aux écrans, avec 81 % des 10-17 ans dépassant le temps d’écran recommandé de deux heures par jour. Les inégalités sociales jouent également un rôle, comme le souligne mangerbouger.be : « les enfants dont les parents ont un niveau d’instruction plus élevé bougent plus et passent moins de temps devant les écrans ».
L’étude révèle d’importantes disparités entre les pays, avec une proportion d’adolescents sans activité physique variant de 4 % à 40 %. L’Afrique est particulièrement touchée, tandis que l’Amérique du Nord présente le plus grand nombre de jeunes pratiquant une activité physique quotidienne.
L’environnement social, culturel, environnemental et politique influence les habitudes. L’OMS déplore que aucun pays ne soit sur la bonne voie pour atteindre l’objectif de réduction de 15 % de l’inactivité physique d’ici 2030. Des actions urgentes sont nécessaires pour éviter un statu quo à la fin de la décennie.
L’accès à des espaces sécurisés pour l’activité physique, la réduction de l’impact des technologies numériques et la lutte contre les inégalités sont autant de pistes à explorer pour améliorer la situation. La collecte et l’analyse continues de données sont essentielles pour suivre les progrès. L’étude de l’OMS a été publiée dans la revue The Lancet Global Health.