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Politique

Le Sénat envisage un retour partiel de la réforme des retraites de 2023

Le débat budgétaire pour 2027 suscite des tensions à l’Assemblée nationale, le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) ayant déjà été rejeté par les députés.

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Illustration Fil Clair.

Le texte est désormais examiné par le Sénat, au sein de la commission des affaires sociales, depuis mercredi 4 novembre. Une majorité de sénateurs de droite et du centre ambitionne d’intégrer un volet rétablissant certains aspects de la réforme des retraites de 2023, notamment le relèvement de l’âge légal de départ à 64 ans et l’augmentation de la durée de cotisation à 43 ans.

« Ce n’est pas notre projet de loi de financement de la Sécurité sociale. On aurait voulu des réformes structurelles du gouvernement. Alors, en responsabilité, on fait des propositions pour tenir le solde de déficit de 12,7 milliards d’euros (contre 21,8 milliards prévus en 2026). Et pour qu’il y ait un projet de loi de financement de la Sécu à la fin puisqu’il n’y en a pas à l’Assemblée, il faut bien qu’il y en ait un au Sénat », a déclaré Olivier Henno, rapporteur du budget de la Sécurité sociale, à Public Sénat.

Cette reprise de la réforme pourrait s’accompagner d’une mesure compensatoire en faveur du pouvoir d’achat. Selon Previssima, le Sénat pourrait augmenter le seuil de pension permettant une revalorisation sur l’inflation en 2027, le portant de 1 260 à entre 1 400 et 1 500 euros.

La majorité sénatoriale justifie cette approche par la nécessité de rétablir l’équilibre des comptes sociaux, soulignant que la suppression de la réforme des retraites entre 2026 et 2032 engendrerait un coût de 10 milliards d’euros. « Nous ne pourrons pas continuer à avancer vers le mur », a affirmé la sénatrice LR Marie-Do Aeschlimann.

L’exécutif, affaibli par l’absence de majorité à l’Assemblée nationale, pourrait être contraint de recourir à des mesures exceptionnelles, telles que le 49.3 ou des ordonnances, pour faire adopter son budget.