Le budget 2027 : des crédits supprimés pour l’enseignement privé, un débat s’élève
Le président de la Fédération des organismes de gestion de l’enseignement catholique (Fnogec) a qualifié les récentes décisions de « déclaration de guerre ».
La commission des finances de l’Assemblée nationale a voté, dans le cadre du budget 2027, la suppression de crédits destinés à l’enseignement privé, suscitant des inquiétudes quant à l’avenir de ces établissements.
« Cela reviendrait finalement à couper les financements publics », explique Catherine André, journaliste économie pour LCI.
En France, plus de deux millions d’élèves sont inscrits dans les 7 500 établissements catholiques sous contrat.
Ces réductions budgétaires pourraient ne pas figurer dans la version finale du budget.
« Si l’enseignement privé était supprimé en France, cela entraînerait une augmentation du coût de l’éducation », souligne Catherine André.
L’enseignement privé est, en effet, 30 % moins coûteux par élève que l’enseignement public.
Les parents contribuent financièrement de deux manières : par le biais de l’impôt et par les frais de scolarité.
Un amendement de La France Insoumise propose une augmentation de 20 % des salaires des enseignants.
« Les problèmes de l’école publique ne proviennent pas du secteur privé, mais d’un système national incapable de se réformer », affirme Catherine André, ajoutant que « ce n’est pas en affaiblissant le privé qu’on changera quelque chose à cette situation ».