Israël : La position de Netanyahu fragilisée après des élections sans vainqueur clair
Les élections législatives israéliennes du 27 octobre ont conduit à une situation d’impasse, laissant le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu et son rival Gadi Eisenkot sans une majorité claire au Parlement. Cette impasse a affaibli la position de Netanyahu, qui aspire à conserver son poste. Un parti allié de longue date a annoncé son retrait de son camp, tandis que Gadi Eisenkot a reçu le soutien de deux partis arabes.
Le président israélien Isaac Herzog, dont le rôle est principalement protocolaire, joue désormais un rôle crucial pour déterminer le prochain Premier ministre. Il a prévu de rencontrer Netanyahu et Eisenkot après avoir consulté les petits partis. Il a jusqu’au 11 novembre pour prendre une décision.
Bien que le parti Likoud, dirigé par Netanyahu, ait obtenu le plus grand nombre de sièges (27 sur 120) à la Knesset, sa coalition a perdu sa majorité au gouvernement. Le parti Judaïsme unifié de la Torah a refusé de recommander un candidat pour former un gouvernement, ajoutant un obstacle supplémentaire à la route de Netanyahu.
Eisenkot, bien qu’ayant initialement exclu de former un gouvernement avec les partis arabes, a vu l’un d’eux lui apporter son soutien, et un autre devait faire de même.
« Toute personne raisonnable n’a qu’à examiner les défis sécuritaires et diplomatiques qui se présentent à nous, les changements qui s’opèrent dans la région qui nous entoure, et se souvenir des problèmes qui nous déchirent de l’intérieur, pour comprendre qu’une immense responsabilité pèse sur nos épaules », a déclaré Herzog, appelant les partis à éviter un nouveau scrutin.
Netanyahu a semé le doute sur les résultats en s’emparant d’une enquête sur d’éventuelles manipulations de votes, accusant les partis représentant la minorité arabe d’avoir volé des voix. Cette démarche est critiquée comme une tentative de remettre en cause les résultats, ce qu’il nie. La Commission électorale centrale a affirmé que l’intégrité du scrutin n’avait pas été compromise.
Le taux de participation élevé, notamment au sein de la minorité arabe, a été salué comme positif. Certains alliés de Netanyahu, comme le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, ont appelé à l’arrestation et à l’interrogatoire des dirigeants des partis arabes.