Tolède : le deuil et l’attente des familles après la catastrophe ferroviaire
À Tolède, en Espagne, les familles des victimes de la collision ferroviaire se sont rassemblées, partagées entre l’espoir et le désespoir. Depuis deux jours, elles attendent avec anxiété des informations sur leurs proches.
Vendredi 30 octobre, la Garde Civile a annoncé que les chances de retrouver des survivants étaient minimes, plongeant les familles dans une profonde tristesse. Un frère, dont le proche se trouvait dans le train, a exprimé son inquiétude : « Plus le temps passe, plus c’est difficile. Nous espérons avoir une petite chance qu’il soit là. »
Les familles des 67 disparus demandent instamment aux autorités d’accélérer les procédures d’identification. « S’il vous plaît, s’il vous plaît, faites un effort au plus haut niveau afin que la procédure puisse avancer plus rapidement et que nous puissions enfin nous reposer. Merci beaucoup à tous », a imploré l’un des proches.
L’enquête se poursuit activement. Chaque identification de corps est un moment douloureux. « Imaginez leurs parents, imaginez tout le monde. La famille, les amis, tout le monde. C’est un désastre. Mais pardonnez-moi, désolé, je ne peux pas », a déclaré, ému, un proche d’une victime.
Selon les premières investigations, le train de Renfe circulait entre 160 et 200 km/h au moment de l’impact avec le train arrêté. La conductrice du train, incapable de repartir, aurait contacté sa compagnie à deux reprises juste avant la collision, selon des sources de presse espagnoles.