Financement climatique : les pays développés peinent à honorer leurs engagements
Un rapport publié mercredi par les Nations unies souligne un écart significatif entre les besoins et les ressources disponibles pour aider les pays en développement à faire face aux effets du changement climatique. Les nations riches sont encore loin d’atteindre l’objectif de 305 milliards de dollars (271,48 milliards d’euros) annuels nécessaire pour soutenir ces efforts d’adaptation.
Ce constat intervient dans un contexte de multiplication des événements météorologiques extrêmes, exacerbés par le réchauffement climatique.
Les financements provenant des pays développés ont progressé, atteignant 28,2 milliards de dollars en 2024, mais ce montant reste insuffisant pour répondre aux besoins croissants des pays les plus vulnérables face aux vagues de chaleur, aux sécheresses, aux incendies et aux inondations. Le rapport de l’ONU met en évidence un déficit d’adaptation persistant.
Les négociations climatiques se poursuivent, avec une prochaine étape prévue en Turquie du 9 au 20 novembre. Les négociateurs examineront les obstacles à la réalisation de l’engagement pris lors de la COP29 à Bakou, qui vise à mobiliser 300 milliards de dollars par an pour les pays en développement.
Face à la perspective de dépasser le seuil critique de 1,5°C dans les prochaines années, il est impératif d’intensifier les actions d’adaptation, notamment par la restauration des écosystèmes et le renforcement des infrastructures.
L’accord conclu l’année dernière au Brésil, visant à tripler le financement de l’adaptation pour atteindre 120 milliards de dollars par an d’ici 2035, ne comblerait toujours pas les deux tiers du déficit.
Le rapport estime que les besoins en financement de l’adaptation dans les pays en développement s’élèveront à 420 milliards de dollars par an d’ici 2035.
« Le monde n’est pas préparé aux conditions climatiques actuelles, sans parler des conséquences d’un dépassement de 1,5 °C », a averti Inger Andersen, directrice exécutive du Programme des Nations unies pour l’environnement.