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Économie

Logement : le gouvernement presse les banques pour assouplir les critères d’octroi de prêts

Le marché immobilier français est confronté à une tension croissante, caractérisée par un manque de logements disponibles, des prix élevés et des règles d’accès au crédit jugées trop restrictives. Les banques recalent de plus en plus de demandes, rendant l’acquisition d’un bien immobilier particulièrement difficile.

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Illustration Fil Clair.

La Fédération bancaire a récemment plaidé pour la suppression des règles fixées par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), notamment le taux de 35 %, qui limite le montant qu’un emprunteur peut contracter par rapport à ses revenus. Ce seuil, bien que conçu pour protéger les emprunteurs et les banques, complexifie les dossiers de prêt, surtout avec l’augmentation des taux d’intérêt qui approchent les 4 %.

Le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, a reconnu les difficultés rencontrées par les ménages et a appelé à une plus grande souplesse de la part des banques, afin de « redonner de la fluidité au système bancaire » et de faciliter l’accès au crédit pour un plus grand nombre de Français. Il a évoqué la nécessité de trouver des solutions pour les primo-accédants et les propriétaires bailleurs.

Selon le ministre, le seuil de 35 % bloque des ménages, même aisés, dans leur capacité à investir. Il a illustré ce propos en citant l’exemple d’un ménage disposant de 10 000 euros de revenus, déjà propriétaire et payant 3 500 euros par mois de prêt, se retrouvant incapable d’emprunter davantage en raison de la limite imposée.

Vincent Jeanbrun a affirmé avoir rencontré les banques et leur avoir demandé de « lâcher beaucoup plus », tout en reconnaissant la légitimité du rôle du HCSF. Il a indiqué qu’il allait poursuivre les discussions avec le ministre de l’Economie et les acteurs du secteur bancaire, y compris la Banque de France, pour trouver des solutions concrètes.

Le HCSF s’oppose actuellement à un assouplissement des règles, estimant qu’il n’existe pas de contraintes sur l’offre de crédit. Les banques sont particulièrement exposées, accordant des prêts sur des durées de 15, 20 ou 25 ans à taux fixe, contrairement à ce qui se pratique dans d’autres pays européens.