Gifi : L’avenir incertain pour les 6 000 salariés après le placement en redressement judiciaire
L’enseigne Gifi, présente dans de nombreux centres commerciaux et villes françaises, traverse une période d’incertitude après avoir été placée en redressement judiciaire le mardi 3 novembre. Cette décision inquiète les habitués des magasins, qui craignent la disparition d’une enseigne proposant des produits variés et souvent à des prix attractifs.
« Il y a des produits que l’on ne trouve pas ailleurs. Dommage que ça disparaisse, peut-être qu’il faut qu’ils augmentent le prix, tout simplement, » a confié un client devant un magasin. D’autres soulignent l’importance de Gifi pour les budgets modestes et regrettent l’impact potentiel sur l’emploi.
À Villeneuve-sur-Lot, ville natale de Gifi, fondée par Philippe Ginestet en 1981, la nouvelle est également mal reçue. Un habitant a exprimé sa tristesse face aux difficultés de l’entreprise, rappelant le parcours de son fondateur et la croissance de l’enseigne.
L’essor de concurrents tels qu’Action et Temu a contribué à la perte d’attractivité de Gifi, qui prévoit déjà la fermeture d’une dizaine de magasins en 2025. Malgré des tentatives de redressement, l’entreprise a enregistré une baisse des ventes durant l’été et souffre d’un manque de trésorerie.
Franck Virlorgeux, délégué syndical de FO chez Gifi, exprime de vives inquiétudes quant aux 6 000 emplois du groupe. « On a eu beaucoup de présidences, on en a eu quatre plus un en intérim. On va se retrouver dans une situation où s’il y a quelque chose, ça peut être des licenciements économiques mais on n’en sait pas plus, » a-t-il déclaré.
Une trentaine de magasins ont été cédés à l’enseigne Grand Frais. Le tribunal a ordonné une période d’observation de six mois pour le groupe Gifi, laissant planer un doute sur son avenir.