Mercredi 4 novembre 2026 En continu
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  5. Nouvelle-Zélande : Les électeurs se rendent aux urnes face à des préoccupations économiques croissantes
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Économie

Élections présidentielles 2027 : Les propositions des candidats pour améliorer le revenu des Français

La question du pouvoir d’achat est au cœur des préoccupations des électeurs, et les candidats à la présidence de la République s’efforcent de proposer des solutions pour améliorer leur situation financière.

Illustration
Illustration Fil Clair.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, a suggéré en mai dernier une augmentation de 5 % des salaires et pensions inférieurs à 2 500 euros nets, assortie d’une indexation sur l’inflation.

Jean-Luc Mélenchon ambitionne de porter le Smic à 1 700 euros nets par mois dès son arrivée au pouvoir, ce qui représenterait une augmentation d’environ 15 %. Il envisage également de convoquer une « conférence exceptionnelle sur les salaires » pour engager des négociations sur l’ensemble des rémunérations.

Marine Tondelier, candidate écologiste, prévoit de porter le Smic à 2 000 euros bruts par mois dès 2027. Son programme inclut une révision à la baisse du taux réduit de l’impôt sur les sociétés et de la taxe sur les salaires afin d’accompagner cette revalorisation.

Raphaël Glucksmann, lui aussi, s’engage à porter le Smic à 1 700 euros nets mensuels. Il souhaite également augmenter la rémunération minimale des stages de plus de deux mois à 1 000 euros, contre 683 euros actuellement, et compte financer ces mesures par une taxation des « méga-héritages » à partir de deux millions d’euros.

Gabriel Attal, quant à lui, estime que le problème réside moins dans le niveau du Smic que dans le fait que de nombreux Français restent bloqués à ce niveau toute leur vie. Il privilégie une réduction des cotisations sociales pour rapprocher le net du brut.

Edouard Philippe propose de permettre aux entreprises de négocier une durée de travail supérieure à 35 heures, avec des heures supplémentaires défiscalisées et exonérées de cotisations. Selon ses estimations, un salarié au Smic travaillant 37 heures pourrait ainsi gagner plus de 1 000 euros par an.

Bruno Retailleau, président des Républicains, propose une réduction des cotisations de 30 milliards d’euros par an, dont la moitié serait reversée aux salariés, représentant environ 500 euros nets supplémentaires par an au salaire médian, et l’autre servant à alléger le coût du travail. Il promet également une exonération des heures travaillées au-delà de 36 heures, pouvant représenter jusqu’à « deux mois de salaire en plus ».

David Lisnard, maire de Cannes, plaide pour une baisse de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) sur les revenus d’activité, de 9,2 % à 6,6 %, pour l’aligner sur celle des inactifs, qu’il résume par la formule : « Cotisez moins pour gagner plus ».

Marine Le Pen n’a pas défendu de hausse directe du Smic, considérant qu’elle pèserait sur les entreprises. Toutefois, en 2023, les députés du Rassemblement National avaient proposé d’inciter les employeurs à augmenter les salaires de 10 %, en exonérant ces hausses de cotisations pour les rémunérations allant jusqu’à trois fois le Smic.