Vendredi 30 octobre 2026 En continu
Le fil
  1. Un quart de siècle de plongée dans l’histoire : l’Avvas célèbre ses 25 ans de découvertes archéologiques sous-marines
  2. Enquête en Écosse : un séjour de prince Andrew et Jeffrey Epstein à Balmoral fait l’objet d’investigations
  3. Christa Pike décrit la douleur persistante dans sa première déclaration depuis une tentative d’exécution ratée
  4. Jean-Luc Mélenchon admet bénéficier d’une retraite par capitalisation, malgré son opposition
  5. Taxe sur les données : qui va payer la note ?
  6. Guerre en Ukraine : Les préoccupations démocratiques liées au contrôle d’Elon Musk sur Starlink
Économie

Christine Lagarde quittera la présidence de la BCE en février 2027

Christine Lagarde a annoncé sa démission de la présidence de la Banque Centrale Européenne (BCE), qui prendra effet le 7 février 2027. Cette information a été communiquée dans un communiqué de presse de la BCE, sans donner de raisons précises pour ce départ anticipé. Elle aurait pu rester en fonction jusqu’en octobre, conformément à son mandat de huit ans.

Illustration
Illustration Fil Clair.

Le Conseil Européen devra désormais désigner son successeur parmi les chefs d’État et de gouvernement des 21 pays de la zone euro. Cette transition intervient dans un contexte politique sensible, notamment en France, où Emmanuel Macron cherche à anticiper la succession. Le potentiel gain de pouvoir par des partis populistes euro-sceptiques en Allemagne pourrait compliquer le processus de nomination.

Parmi les noms qui reviennent pour succéder à Christine Lagarde, on retrouve Klaas Knot, ancien gouverneur de la banque centrale néerlandaise, et Pablo Hernández de Cos, actuel directeur du Banque des Règlements Internationaux (BRI).

Parallèlement, Isabel Schnabel rejoindra le Fonds Monétaire International (FMI) à Washington en janvier 2027, et un nouveau chef économiste sera nécessaire à partir de juin 2027, suite à la fin du mandat de Philip R. Lane.

Lagarde a pris ses fonctions en novembre 2019, dans un contexte initialement favorable. Son mandat a été marqué par une succession d’événements majeurs : la pandémie de COVID-19, une inflation record, la guerre en Ukraine et une flambée des prix de l’énergie. Ces crises ont contraint la BCE à revoir ses priorités et à prendre des décisions aux conséquences importantes.

En tant que première femme à diriger la BCE, après avoir occupé le poste de directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI), son leadership a été parfois critiqué, notamment pour des déclarations maladroites et une réaction tardive face à l’inflation. Elle a mis en place le Programme de Compréhension d’Obligations (PEPP) pour soutenir les marchés, mais cette mesure a également alimenté les critiques concernant les transferts de dette au sein de la zone euro. La BCE a finalement réduit ses taux d’intérêt pour la première fois depuis 2019 en juin 2024.