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Société

Yvelines : l’arme utilisée lors de l’attaque a été acquise illégalement

L’enquête sur l’attentat terroriste raciste qui a frappé les Yvelines le 23 octobre révèle que l’auteur, Kévin T., a obtenu son arme à feu de manière clandestine, a annoncé mardi le procureur antiterroriste, Olivier Christen, sur RTL. Les autorités cherchent désormais à déterminer comment il a pu se procurer cet armement.

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Illustration Fil Clair.

Selon M. Christen, Kévin T. « n’était pas détenteur légalement d’une arme à feu ». L’arme, classée de catégorie A et incluant potentiellement des éléments permettant de la modifier, a été acquise illégalement.

Des images diffusées par Mediapart montrent Kévin T. s’entraînant avec un fusil à pompe sur un terrain vague à Saint-Cyr-l’Ecole, depuis plusieurs années.

Interrogé sur d’éventuelles failles dans le système de surveillance, M. Christen a déclaré : « Je ne crois pas. Je n’ai pas d’éléments qui nous permettent de penser cela ». Il a également souligné que la participation à des activités sportives ne permet pas d’identifier des individus potentiellement dangereux.

Le 23 octobre, Kévin T. a tué un homme de 26 ans d’origine africaine et blessé sept autres personnes, principalement d’origine africaine et maghrébine, à Trappes et La Verrière. Le parquet national antiterroriste (PNAT) a recensé 22 victimes n’ayant pas subi de blessures physiques, mais dont les véhicules ont été touchés ou qui ont été visées sans être atteintes, causant un traumatisme psychologique.

Le PNAT a ouvert 23 procédures concernant l’extrême droite violente depuis sa création en juillet 2019, un nombre en augmentation constante. Quatre procédures sont ouvertes pour l’extrême gauche violente, et 480 pour le jihadisme.

« La menace principale qui pèse aujourd’hui reste la menace jihadiste », a affirmé M. Christen. Il a précisé qu’il n’y a pas, à ce jour, de ciblage spécifique des élections présidentielles, mais que les terroristes sont « opportunistes » et peuvent agir en fonction de la situation. La vigilance reste donc de mise, notamment lors de rassemblements.

Le procureur a conclu que le nombre de procédures ouvertes en matière de terrorisme devrait atteindre des niveaux records dans les années à venir, soulignant une menace « très présente, diversifiée et segmentée ».