Paris : des graffitis promouvant la « remigration » dénoncés, la justice saisie
Des inscriptions à caractère raciste, utilisant le terme « remigration », ont été découvertes samedi 31 octobre dans plusieurs rues de Paris. Emmanuel Grégoire, maire de la ville, a fermement condamné ces actes, qualifiés de « gravité particulière », dans un contexte marqué par l’attentat raciste de Trappes survenu la semaine précédente et l’interdiction de rassemblements d’extrême droite ce week-end.
« Derrière le mot 'remigration' se cache le projet raciste de l’extrême droite. Nous ne laisserons pas cette haine s’installer dans nos rues », a déclaré l’élu socialiste sur X. Le terme « remigration », bien qu’absent du dictionnaire, désigne le retour des immigrés et de leurs descendants vers leurs pays d’origine.
En réponse à ces graffitis, Emmanuel Grégoire a annoncé qu’il saisissait la procureure de la République, conformément à l’article 40 du Code de procédure pénale, afin d’identifier et de poursuivre les responsables.
Ces événements surviennent une semaine après l’attentat raciste de Trappes, le vendredi 23 octobre dernier. Kévin Tessier, l’auteur de l’attaque, a tué Pengo Bossio Wangi, un Français de 26 ans originaire de République démocratique du Congo, et a blessé sept autres personnes, dont plusieurs d’origine africaine ou maghrébine. Le parquet national antiterroriste a révélé que l’assaillant avait déclaré avoir « spécifiquement ciblé des personnes de type musulman, africain ou nord-africain ».
Lors de la perquisition, les enquêteurs ont découvert un Coran, une Bible, le pamphlet antisémite Mein Kampf, ainsi que des autocollants, dont certains affichaient la mention « Vive la France, RN, fiers d’être français », dessinés par l’auteur et commandés via Amazon il y a plus d’un an.