Montpellier : Une infirmière scolaire interpellée lors de tensions devant un lycée
Une vive émotion secoue Montpellier suite à l’interpellation d’une infirmière scolaire de 53 ans, lundi, lors du blocage du lycée Jean-Monnet. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent une femme, identifiée comme étant l’infirmière, s’adressant aux forces de l’ordre avant d’être projetée au sol et menottée par un policier.
Selon les forces de l’ordre, l’infirmière a été interpellée pour outrage et rébellion envers les policiers. Deux lycéens de 15 ans ont également été placés en garde à vue pour avoir désobéi aux ordres.
Un élève de terminale, Léo, 17 ans, témoigne que des poubelles avaient été placées devant le portail du lycée pour bloquer l’accès. Il décrit l’arrivée de plusieurs camions de gendarmerie et une intervention musclée des forces de l’ordre, entraînant la chute de plusieurs élèves et de professeurs. « Après trois sommations, les forces de l’ordre ont commencé à tirer des élèves assez violemment, et certains sont tombés », relate-t-il.
Le sénateur Hussein Bourgi a critiqué la réaction des autorités, qualifiant l’incident de « dérapage de trop ». La préfète de l’Hérault, Chantal Mauchet, a justifié l’intervention en affirmant que le blocage d’un établissement scolaire et les attaques envers les forces de l’ordre ne sont pas autorisés. Elle a précisé que la femme interpellée n’agissait pas en tant qu’infirmière scolaire mais en tant que participante à un rassemblement.
Le syndicat Snics-FSU, par le biais de sa secrétaire générale Saphia Guereschi, dénonce un usage excessif de la force et apporte son soutien à l’infirmière. Le syndicat réaffirme également son soutien au mouvement lycéen, soulignant le manque de personnel médical scolaire en France, avec moins de 900 médecins scolaires et environ 8 000 infirmières pour 12 millions d’élèves à la rentrée scolaire 2026.