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Société

Jura : Un ancien responsable de centre de loisirs condamné pour voyeurisme, mais évite une interdiction d’exercer

Le tribunal de Lons-le-Saunier a rendu son verdict ce lundi 2 novembre dans l’affaire concernant un ancien directeur adjoint d’un centre de loisirs du Jura, poursuivi pour des faits d’atteinte sexuelle sur une enfant, détention d’images pédopornographiques et voyeurisme. La justice a prononcé une condamnation pour voyeurisme, assortie de six mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans et d’une obligation de soins, mais a relaxé l’accusé pour les autres chefs d’accusation.

Illustration
Illustration Fil Clair.

L’affaire a été marquée par le témoignage d’une fillette, âgée de 5 à 6 ans au moment des faits, qui a relaté des épisodes troublants, incluant des massages qu’elle a jugés inappropriés, une scène sous une tente où elle aurait été contrainte de se déshabiller et un bain de minuit dans une piscine, alors que l’homme et elle étaient nus. L’accusé a reconnu cette baignade nocturne, mais a nié toute intention sexuelle.

La défense a contesté la solidité des accusations, soulignant des imprécisions chronologiques et l’absence d’éléments matériels probants. Le ministère public a insisté sur la constance du témoignage de la jeune fille.

Un élément particulièrement préoccupant a été la découverte d’images d’enfants à caractère pédopornographique et de photographies de la fillette nue sur les supports informatiques de l’accusé, qu’il a justifié par une « curiosité malsaine ». C’est la présence d’une caméra dissimulée dans sa salle de bains, enregistrant une autre fillette, qui a conduit à sa condamnation pour voyeurisme, les faits ayant eu lieu le 1er avril 2026.

Le tribunal a ordonné une indemnisation de 600 euros aux parents de l’enfant filmée et a ordonné la restitution des scellés. Bien qu’il puisse techniquement reprendre son activité, il ne pourra pas le faire dans son ancien établissement, où son contrat a pris fin le 31 août dernier. Des investigations supplémentaires sont en cours concernant son espace de stockage en ligne. Aucune plainte n’a été déposée par d’autres parents d’enfants fréquentant le centre de loisirs.