Dimanche 1er novembre 2026 En continu
Le fil
  1. Nouvelle découverte sur le rôle du microbiote intestinal dans la prévention des allergies infantiles
  2. Paris : Restrictions de circulation et couvre-feu en vigueur autour de République et des Halles
  3. Irlande : La mort d’une femme met en lumière la pratique controversée des accouchements sans assistance
  4. Colomiers : Mamuka Mstoiani, une revanche savourée face à Agen
  5. Bulgarie : Les électeurs choisissent entre une ligne pro-Moscou et une orientation pro-occidentale pour la présidence
  6. Chauffage : Comment choisir entre tarif fixe et indexé face à la flambée des prix du gaz
Société

Disparition inexpliquée d’un radar redouté dans le Tarn : où est passé l’appareil de Vénès ?

Sur la route départementale 612, reliant Albi et Castres, certains la connaissent par cœur, d’autres la redoutent. Le radar autonome de Vénès, installé en 2017, a acquis une réputation particulière.

Illustration
Illustration Fil Clair.

Positionné à la sortie du village, dans le sens Albi-Castres, après une voie de dépassement, il a souvent provoqué des tensions et des amendes pour les automobilistes. « Moi, je me suis fait avoir plusieurs fois, même si je suis du coin », témoigne un habitant local. Un voisin affirme n’avoir jamais été flashé, contrairement à certains membres de sa famille.

Ce tronçon de route, limité à 90 km/h, est perçu par certains conducteurs comme un défi. « Souvent, on se fait prendre à 92 km/h », se plaint un riverain. Les critiques fusent : « C’est une pompe à fric ! Il est placé là pour faire du pognon », affirment certains habitants. Même le maire de Vénès avoue s’être fait prendre.

Le débat porte principalement sur l’emplacement du radar. La D612 est une route très fréquentée, avec environ 11 000 véhicules par jour, dont près de 1 000 poids lourds. Les accidents y sont fréquents, comme la collision mortelle entre deux véhicules survenue à Dénat la semaine dernière. Un homme de 88 ans y a perdu la vie en 2019, et une jeune femme de 21 ans est décédée en décembre 2024.

Si certains plaident pour le déplacer à l’entrée du village afin de ralentir les véhicules, les forces de l’ordre justifient sa présence en soulignant son effet psychologique : les conducteurs ralentissent avant de l’atteindre, contribuant ainsi à apaiser la circulation. Le radar encouragerait également les automobilistes à être plus attentifs à la route.

Le radar de Vénès n’a pas toujours été au même endroit. Il a été déplacé à La Roseraie, près de Castres, et a souvent été la cible de dégradations et de tentatives de dissimulation. Une histoire locale raconte même qu’il aurait été installé sur des roulettes et aperçu dans les champs.

Depuis plusieurs mois, une nouvelle énigme se pose : le radar a disparu de son emplacement habituel. Les syndicats agricoles, parfois soupçonnés d’être impliqués dans ces incidents, se défendent. La préfecture du Tarn, gestionnaire du dispositif, n’a pas souhaité s’exprimer, et les statistiques de verbalisation ne sont pas publiques.

Il est possible que l’appareil soit simplement en révision. Quoi qu’il en soit, son absence ne semble pas regretter par les usagers de la route, qui rappellent qu’il vaut mieux surveiller son compteur et le bas-côté.