Halloween : Comprendre le réflexe de sursaut face à la peur
Le 31 octobre, soirée d’Halloween oblige, sorcières, vampires et autres créatures fantastiques seront de sortie.
Que ce soit lors d’une fête costumée ou devant un film d’horreur, il est probable de ressentir un sursaut.
« C’est un réflexe, » explique le médecin Jean-Marc Sène dans l’émission « Bonjour ! La Matinale TF1 ».
Ce réflexe est déclenché par un processus physiologique. Lorsqu’une menace, réelle ou perçue, se présente, le cerveau réagit rapidement. Un exemple concret est celui d’une explosion inattendue, comme celle d’un ballon de baudruche. « On entend le bruit. Et puis le bas du cerveau va réagir », précise le médecin. Les yeux se ferment et les muscles se contractent.
La conscience intervient ensuite pour analyser la situation et lui donner un sens.
Ce réflexe est amplifié par l’environnement. « Si on est dans une ambiance lumineuse, on a un petit réflexe. Et si on est dans une ambiance sombre, si on est en train de regarder un film d’horreur, là, au contraire, le réflexe est surévalué, surdimensionné », explique Jean-Marc Sène. L’amygdale, une structure cérébrale impliquée dans le traitement des émotions, joue un rôle clé dans cette amplification.
Le sursaut est en fait une décharge d’adrénaline, une hormone qui accélère le rythme cardiaque pour envoyer du sang vers les muscles, préparant le corps à réagir face au danger.
L’adrénaline provoque également une pâleur de la peau et fait se dresser les poils, donnant la sensation de « chair de poule ».
Pour retrouver un état de calme, une respiration lente et profonde est recommandée. Jean-Marc Sène propose une technique simple : « On inspire 3 secondes, on souffle 6 secondes, et avec ça, généralement, on va beaucoup mieux. »