Révélations : Les échanges privés d’Emmanuel Macron dévoilés
Un portrait inédit d’Emmanuel Macron, loin de l’image diplomatique qu’il projette, est sur le point d’être révélé au grand public. Le livre « Vous êtes tous trop durs avec moi » (Robert Laffont), dont la sortie est prévue le 5 novembre, expose les conversations privées du président avec la journaliste Françoise Degois, principalement échangées via Telegram sur une période de deux ans.
Selon des informations divulguées par Le Figaro, qui a eu accès à l’ouvrage, ces échanges mettent en lumière un chef de l’État se justifiant face aux critiques, se positionnant par rapport à ses adversaires et exprimant ses appréhensions concernant l’élection présidentielle de 2027.
Face à la question d’une possible démission, Emmanuel Macron se montre inflexible : « Démissionner ? Jamais ! Pour aucune raison ! Jamais. Je ne compte pas déserter. » Il refuse de reconnaître l’échec de la dissolution de 2024, rejetant l’idée d’un « ratage total ».
La réforme des retraites est également un sujet de défense pour le président, qui estime que son annulation aurait des conséquences désastreuses : « Si on suspend la réforme, je peux vous dire que c’est bien le pays qu’on met dans la merde. »
Les propos d’Emmanuel Macron concernant ses collaborateurs et adversaires sont particulièrement acerbes. Il critique Gabriel Attal, estimant qu’il a reçu trop de concessions, et encourage Olivier Faure à se présenter à l’élection de 2027, le qualifiant de plus compétent que les autres candidats : « Les autres, ce sont des nazes. » Il emploie des termes durs à l’égard de ses détracteurs, les qualifiant de « salopards » et les auteurs de fausses informations de « mabouls ».
Le livre révèle également les inquiétudes d’Emmanuel Macron face à la montée du Rassemblement National. Il craint que tout mouvement politique profite à ce parti et promet de combattre « l’internationale réactionnaire ». La perspective de quitter l’Élysée semble le toucher profondément, comme il l’avoue en août dernier : « On y laisse sa livre de chair et d’âme et oui, dix ans, c’est une époque, donc c’est tout de même une petite mort. »
Françoise Degois a choisi de publier ces messages sans avoir sollicité l’autorisation préalable du président.