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Politique

Bruno Retailleau exclut une victoire des proches d’Emmanuel Macron dans une éventuelle primaire

Bruno Retailleau, candidat des Républicains à la présidentielle, a déclaré jeudi qu’il est convaincu que les figures associées au macronisme, notamment Gabriel Attal et Édouard Philippe, ne pourraient pas remporter une éventuelle primaire de la droite et du centre. Cette dernière, bien qu’avancée par Gabriel Attal, n’a pas encore été acceptée par Édouard Philippe.

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Illustration Fil Clair.

Le patron des Républicains a justifié cette affirmation en soulignant le bilan jugé négatif des deux mandats d’Emmanuel Macron, un bilan qu’il estime imprègne ceux qui s’en revendiquent. Il a réitéré sa position selon laquelle il n’y aurait pas de « saison 3 » du macronisme.

Confronté à des sondages défavorables, Bruno Retailleau avait précédemment manifesté son soutien à l’idée d’une primaire ouverte, proposée par Gabriel Attal, dans le but d’éviter une élimination précoce de la droite et du centre.

Selon le sénateur vendéen, cette primaire pourrait se tenir au plus tard durant la première quinzaine de février si Édouard Philippe y consent. Il a également souligné, à l’instar de David Lisnard, qu’une règle fondamentale d’une primaire est qu’un candidat perdant s’abstienne de se présenter à nouveau.

Retailleau a insisté sur le fait qu’il ne se considère pas comme proche d’Emmanuel Macron et a rejeté l’éventualité d’une coalition regroupant des personnalités allant de David Lisnard à Raphaël Glucksmann.

Il a critiqué l’idée qu’un mélange de forces politiques de gauche et de droite pourrait aboutir à une ligne claire et cohérente.

Édouard Philippe, également présent au salon Euronaval, a rappelé qu’il avait invité plusieurs responsables politiques de la droite et du centre à une discussion approfondie, estimant qu’il est essentiel de trouver un terrain d’entente avant de mettre en avant les divergences. Il a regretté le manque de réponses à cette invitation.