Israël : Législatives incertaines, Netanyahu et Eisenkot revendiquent la possibilité de former un gouvernement
Les élections législatives israéliennes se sont achevées mardi soir avec un résultat incertain, laissant les deux principaux candidats, Benjamin Netanyahu et Gadi Eisenkot, se déclarer aptes à former le prochain gouvernement. Aucun bloc n’a obtenu la majorité claire des 61 sièges nécessaires. 77,7 % des électeurs se sont présentés aux urnes, un taux record depuis 1988.
Après le dépouillement de 48,4 % des bulletins, le parti conservateur de Netanyahu et ses alliés sont crédités de 55 sièges, contre 50 pour le bloc de l’opposition et 15 pour les partis arabes. Ces chiffres sont susceptibles d’évoluer avec le décompte final, dont la publication est attendue jeudi par la Commission électorale centrale.
Benjamin Netanyahu, Premier ministre sortant et au pouvoir depuis 19 années (1996-1999, 2009-2021, depuis 2022), a appelé à la formation d’une alliance de droite « forte ». Gadi Eisenkot, chef du parti centriste Yashar, a quant à lui affirmé que les électeurs avaient exprimé leur rejet du président du Likoud.
Un élément majeur de ce scrutin est la percée historique des partis arabes, qui pourraient jouer un rôle d’arbitres dans la formation d’une coalition. Cependant, une alliance avec ces partis est peu probable, étant donné l’opposition de Gadi Eisenkot et de son allié Avigdor Lieberman.
« Nous rejetons l’occupation et le racisme, et nous resterons ici », a déclaré Faten Gattas, candidate de la Liste unifiée, lors d’une intervention à Nazareth.
Les partis religieux ultranationalistes, dirigés par Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich, devraient obtenir 13 sièges.
Benjamin Netanyahu a insisté sur la nécessité d’un gouvernement de droite, se présentant comme le garant de la sécurité du pays et évoquant une « opportunité historique » d’éliminer la menace iranienne, en collaboration avec l’ancien président américain Donald Trump. Gadi Eisenkot a, quant à lui, critiqué le mandat de Netanyahu et appelé à son retrait de la vie politique.
Ces élections sont les premières depuis les attaques du Hamas du 7 octobre 2023, qui ont fait plus de 1 200 morts en Israël et ont conduit à des conflits à Gaza, au Liban et en Iran.