Attaque russe à Dnipro : au moins 13 civils tués, Kiev dénonce un acte de terrorisme
Volodymyr Zelensky a déploré ce qu’il a qualifié d'"attaque horrible", qui a causé la mort d’au moins 13 personnes. Il a lancé un appel pressant aux pays occidentaux pour qu’ils intensifient leur action.
Selon la compagnie ferroviaire nationale Ukrzaliznytsia, un drone à réaction russe a visé un quai de gare où un train reliant Dnipro à Zaporijjia, une ville du sud du pays, était arrêté. La compagnie a souligné que malgré une alerte aérienne en cours, des personnes se trouvaient sur le quai.
Depuis le début de l’invasion à grande échelle le 24 février 2022, la Russie a régulièrement ciblé les trains et les gares ukrainiennes, causant des destructions considérables et des pertes humaines parmi les cheminots et les voyageurs.
Face à l’augmentation des attaques de drones, les chemins de fer ukrainiens ont mis en place cette année des évacuations massives de passagers, en particulier sur les lignes proches du front, dans les régions d’Odessa, de Dnipropetrovsk et de Zaporijjia.
Le réseau ferroviaire ukrainien, crucial depuis la fermeture de l’espace aérien, assure désormais le transport de personnes et de marchandises à travers le pays, ainsi que les déplacements vers et depuis l’Ukraine.
Jeudi, d’autres frappes russes ont fait état de cinq morts supplémentaires dans tout le pays : deux à Tcherniguiv, dans le nord, deux à Krementchouk, où un immeuble résidentiel a été touché, et un dans la région de Zaporijjia.
Volodymyr Zelensky a exprimé son amertume en interrogeant sur le nombre d’attaques terroristes contre le peuple ukrainien depuis l’assouplissement des sanctions contre certains oligarques russes et le secteur énergétique russe. Il a réaffirmé la nécessité d’une action juste et résolue de l’Amérique et de l’Europe face à l’escalade russe.
Ces décisions, prises récemment par les États-Unis et l’Union européenne, ont été critiquées par Kiev. En octobre, Donald Trump a conclu un accord avec Vladimir Poutine visant à assouplir les sanctions contre Moscou. L’Union européenne a, quant à elle, retiré deux oligarques russes de sa liste noire en septembre, sous la pression de la France et du Luxembourg.