Cyberattaque : 15 millions de plaques d’immatriculation compromises, risque d’arnaques
Une importante fuite de données concernant les plaques d’immatriculation a été révélée, potentiellement affectant un nombre considérable de conducteurs. Selon des informations divulguées par le site spécialisé French Breaches, près de 15 millions de plaques d’immatriculation ont été compromises suite à une cyberattaque ciblant deux organismes de contrôle technique.
Ces données, qui seraient actuellement proposées à la vente en ligne, incluent des informations sensibles telles que les noms, prénoms, numéros de téléphone, adresses e-mail et postales associées aux véhicules. Cette situation soulève de sérieuses inquiétudes quant à la possibilité de fraudes et d’arnaques.
André Bouchenoire, responsable de la section plaques à la Fédération des Industries des Equipements pour Véhicules (FIEV), met en garde contre l’envoi de fausses amendes par SMS, e-mail ou courrier, imitant des documents officiels et incluant des QR codes redirigeant vers des comptes frauduleux. Il rappelle qu’une véritable amende n’est jamais envoyée par SMS.
Un autre risque majeur est la facilité accrue pour les malfaiteurs de créer des « doublettes ». Ces usurpateurs pourraient utiliser les données volées pour identifier des véhicules similaires au leur (même modèle, même couleur, même année), afin de masquer leurs propres infractions et faire porter l’amende au propriétaire légitime de la plaque.
Bien que la loi n’impose pas aux fabricants de justifier l’identité lors de la fabrication des plaques, certaines entreprises, comme cartegriseminute.fr, ont mis en place des contrôles. Julien, employé chez cartegriseminute.fr, explique que leur processus inclut la vérification de la pièce d’identité du client lors de la production de la carte grise, assurant que la pièce d’identité corresponde au titulaire du véhicule. Environ 4 à 5.000 plaques minéralogiques y sont éditées chaque année.
Le syndicat des fabricants de plaques d’immatriculation appelle à une amélioration de la sécurité et de la traçabilité des 40 millions de véhicules immatriculés en France.