Vendredi 30 octobre 2026 En continu
Le fil
  1. Enquête en Écosse : un séjour de prince Andrew et Jeffrey Epstein à Balmoral fait l’objet d’investigations
  2. Christa Pike décrit la douleur persistante dans sa première déclaration depuis une tentative d’exécution ratée
  3. Jean-Luc Mélenchon admet bénéficier d’une retraite par capitalisation, malgré son opposition
  4. Taxe sur les données : qui va payer la note ?
  5. Guerre en Ukraine : Les préoccupations démocratiques liées au contrôle d’Elon Musk sur Starlink
  6. La NASA rend hommage à Patrick Stewart, figure emblématique de l’exploration spatiale
International

Israël : Législatives serrées, aucun camp ne remporte la majorité

Benyamin Nétanyahou et Gadi Eisenkot se disent tous deux prêts à former un gouvernement, mais aucun ne détient la majorité nécessaire pour gouverner Israël. Les résultats de ces élections, les premières depuis les événements du 7 octobre dernier, laissent le pays dans une situation d’impasse politique.

Illustration
Illustration Fil Clair.

Les sondages de sortie des urnes ont initialement placé Gadi Eisenkot, figure centriste, légèrement en tête de Benyamin Nétanyahou, avant de les situer à égalité, avec 51 sièges chacun sur les 120 du Parlement israélien. Ce résultat est loin des 61 sièges requis pour former un gouvernement.

Benyamin Nétanyahou, premier ministre sortant, a réagi en soulignant que son parti, le Likoud, reste le plus important avec 27 sièges estimés, devant le parti Yashar de Gadi Eisenkot. Il n’a pas mentionné son rival lors de son discours, qui a été inhabituellement court et ponctué de moments de convivialité avec ses partisans.

De son côté, Gadi Eisenkot a interprété les premiers résultats comme un rejet du leadership de Benyamin Nétanyahou, promettant de tout mettre en œuvre pour former un gouvernement.

Le taux de participation à ce scrutin a été exceptionnellement élevé, atteignant 77,7 %, le plus haut depuis 1999. Un autre élément marquant est la progression significative des partis arabes israéliens, Raam et la Liste unifiée, qui pourraient jouer un rôle déterminant dans la formation d’une coalition.

Cependant, Benyamin Nétanyahou a rejeté l’idée de former un gouvernement avec ces partis, insistant sur le fait qu’il n’envisage pas une telle collaboration.

Les analystes politiques soulignent que la situation actuelle est complexe. Ilana Shpaizman, maîtresse de conférences en sciences politiques, explique que Nétanyahou n’a aucune option viable pour former un gouvernement, et que le bloc de Gadi Eisenkot devra soit s’allier avec les partis arabes, soit former un gouvernement minoritaire.

Des semaines de négociations intenses s’annoncent pour tenter de former une coalition gouvernementale. En cas d’échec, de nouvelles élections pourraient être nécessaires, une option que Gadi Eisenkot a écartée compte tenu de la forte mobilisation.

Benyamin Nétanyahou a réaffirmé la nécessité de s’attaquer à la menace iranienne, évoquant une opportunité historique de collaboration avec le président Trump. Gadi Eisenkot avait précédemment mis en garde contre l’instrumentalisation de la sécurité nationale à des fins politiques.

Les résultats officiels seront publiés progressivement à partir de mardi soir, et les critiques internationales concernant la conduite de la guerre à Gaza et l’expansion des colonies en Cisjordanie continuent d’alimenter les tensions. Une étudiante, Asia Egbaria, a exprimé son désir de changement et de vivre en paix, reflétant l’aspiration de nombreux Israéliens à une société plus juste et sereine.