Niveaux de gaz faibles en Europe : inquiétudes avant l’hiver
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a alerté ce mardi 3 novembre sur la situation des réserves de gaz naturel en Europe. Le rapport souligne que l’Union européenne aborde l’hiver avec des niveaux de stockage les plus bas enregistrés depuis 2013.
Fin octobre, les réserves n’étaient remplies qu’à 75 %, ce qui est inférieur au seuil minimum de 80 % fixé par l’UE. Cette situation, selon l’AIE, rend la région plus dépendante des importations de gaz naturel liquéfié pour faire face à la demande hivernale.
L’organisation met en garde contre une vulnérabilité accrue en cas de températures plus basses que prévues ou de problèmes d’approvisionnement. La fermeture du détroit d’Ormuz, conséquence des tensions géopolitiques initiées par les États-Unis et Israël en février, a impacté les importations.
Les acheteurs européens avaient espéré une baisse des prix après le début du conflit, ce qui a retardé leurs achats pour le remplissage des réserves. Bien que les injections aient accéléré en août, septembre et octobre, elles n’ont pas compensé les années précédentes. Le volume total injecté est resté inférieur d’environ 4 % à la moyenne des cinq dernières années.
Le gouvernement allemand a cependant affirmé que l’approvisionnement en gaz du pays était sécurisé pour l’hiver, malgré ces niveaux de stockage inférieurs aux objectifs.