Le Bloc Québécois réclame un débat parlementaire sur le statut de « membre associé » du Québec avec l’UE
La chef parlementaire du Bloc Québécois, Christine Normandin, a annoncé lundi la demande d’un débat d’urgence au Parlement. L’objectif est de clarifier le statut de « membre associé » que le Québec pourrait obtenir au sein de l’Union européenne, un statut qui, selon elle, engendre une confusion importante.
Selon Mme Normandin, les discussions en cours, qui touchent des domaines relevant des provinces comme la mobilité de la main-d’œuvre, l’exploitation des minéraux critiques et les échanges culturels, se déroulent sans la participation du Québec.
Le flou est d’autant plus grand que la désignation « membre associé » n’a pas figuré dans la déclaration commune finale du sommet Canada-UE la semaine dernière, malgré les mentions répétées de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et du premier ministre Mark Carney.
Mme Normandin a également exprimé son regret que les élus fédéraux soient insuffisamment informés de ces discussions et a souligné l’importance de leur implication dans le débat, rappelant l’engagement de M. Carney à organiser un vote à la Chambre des communes sur ce nouveau lien avec l’UE.
Le Bloc Québécois craint que cette adhésion puisse avoir des conséquences sur les relations commerciales avec les États-Unis. Le président américain, Donald Trump, avait précédemment averti qu’un rapprochement entre le Canada et l’UE pourrait être interprété comme un acte hostile et entraîner des représailles commerciales.
Bien que le Bloc Québécois ait initialement soutenu une rapprochement avec l’UE pour réduire la dépendance commerciale du Canada envers les États-Unis – le chef du parti, Yves-François Blanchet, l’ayant qualifiée de « naturelle et souhaitable » en septembre dernier – l’opposition officielle conservatrice critique cette initiative, la considérant comme une diversion face à la crise du coût de la vie.