Suivi des créations d’entreprises : l’Insee lance une enquête approfondie sur 75 000 entrepreneurs
L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a détaillé le 2 novembre les contours de son Système d’information sur les nouvelles entreprises (Sine) pour 2026. Ce dispositif prévoit une enquête menée auprès d’un panel de 75 000 créateurs d’entreprise ayant démarré leur activité durant le premier semestre 2026. L’objectif est d’analyser l’évolution de ces entreprises au-delà des simples chiffres d’immatriculation.
L’échantillon sélectionné par l’Insee se compose de 32 500 micro-entrepreneurs, 13 000 entreprises individuelles (hors régime micro) et 29 500 créateurs de sociétés. Cette segmentation vise à étudier des trajectoires entrepreneuriales distinctes, en évitant de considérer les statuts juridiques comme des indicateurs de niveau d’activité.
Les entrepreneurs sélectionnés participeront à trois entretiens : lors de la création de leur entreprise, puis trois et cinq ans après. Cette approche longitudinale permettra de documenter les défis rencontrés, les aides reçues, les variations de chiffre d’affaires et d’effectifs, ainsi que les raisons éventuelles d’arrêt d’activité.
L’enquête portera également sur les motivations à l’origine de la création, les types d’activités exercées et les enjeux liés à la transition écologique. L’Insee prévoit d’interroger les entrepreneurs sur l’utilisation de l’intelligence artificielle, un indicateur susceptible de révéler l’adoption progressive de ces outils au sein des jeunes entreprises.
L’étude se concentre sur le secteur marchand non agricole, avec certaines exclusions comme les sociétés civiles immobilières, les holdings et les activités de location de fonds. Il est donc important de prendre en compte ce périmètre lors de l’interprétation des résultats futurs.
La publication de l’Insee décrit la méthodologie et la population cible, mais ne présente pas encore les résultats de l’enquête. Les analyses comparatives concernant la pérennité des entreprises, les emplois créés et l’utilisation des outils numériques attendront les données collectées lors des différentes phases de l’étude.