Pékin lance deux enquêtes antidumping sur des produits européens
La Chine a annoncé l’ouverture de deux nouvelles enquêtes antidumping ciblant des importations en provenance de l’Union européenne. Ces investigations concernent des fils de para-aramide, un matériau synthétique résistant utilisé dans divers secteurs, notamment la fabrication de gilets pare-balles, de câbles optiques et de composants automobiles. L’objectif est d’évaluer si ces importations, proposées à des prix bas, nuisent à l’industrie chinoise.
Une enquête similaire est également en cours concernant l’éthylidène-norbornène, un produit chimique essentiel à la production de caoutchoucs synthétiques, de résines et de plastiques utilisés dans la construction et l’automobile. Les deux enquêtes, dont la durée maximale est d’un an, pourraient être prolongées de six mois.
Ces mesures sont souvent suivies de l’imposition de droits de douane.
Ces enquêtes interviennent moins d’un mois après des discussions commerciales entre l’UE et la Chine à Pékin, qui avaient permis d’établir une liste de points d’accord pour rééquilibrer les relations économiques. Le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, avait rencontré des représentants chinois en octobre pour aborder un déficit commercial quotidien estimé à environ un milliard d’euros, affectant l’industrie et l’emploi européens.
Malgré les engagements pris lors de ces discussions, le ministère chinois du Commerce avait déjà lancé une enquête en octobre sur les importations de p-nitrotoluène, invoquant un préjudice pour les producteurs nationaux. Ce produit chimique sert à fabriquer des colorants, des médicaments et des pesticides.