Dimanche 1er novembre 2026 En continu
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Économie

Le décès de Brigitte Bardot propulse une entreprise de vannerie sommienne

L’entreprise Candas, spécialisée dans la vannerie, connaît un essor inattendu suite au décès de l’actrice Brigitte Bardot, inhumée dans un de leurs cercueils en osier. Le gérant, Xavier Quointeau, témoigne de l’impact immédiat : « Une demi-heure après le début des obsèques, nous avons reçu de nombreux appels de particuliers et d’entreprises de pompes funèbres, avant même l’intérêt des médias. C’était incroyable. »

Illustration
Illustration Fil Clair.

Depuis le début de l’année, l’entreprise a déjà vendu 300 cercueils, un chiffre qui contraste avec la centaine produite en 2025. Xavier Quointeau exprime sa satisfaction : « Les demandes continuent, et la référence à Brigitte Bardot est fréquente. Atteindre 400 cercueils vendus d’ici la fin de l’année serait fantastique. »

L’engouement est tel que des entreprises chinoises ont manifesté leur intérêt pour une éventuelle délocalisation de la production.

Fondée en 1973 dans le bourg samarien par trois frères, la vannerie Candas a initialement produit des articles pour des boulangeries, pâtisseries et chocolateries telles que Paul, La Brioche Dorée et la Mie Câline. Les difficultés rencontrées par ces dernières ont poussé Xavier Quointeau et son épouse, Audrey, à innover.

Après avoir contourné la législation funéraire française grâce à une caisse en bois de 22 millimètres d’épaisseur, Candas a créé son premier prototype en 2024 et commercialisé ses premiers modèles en 2025. La famille du patron du Club 55, Patrice de Colmont, a choisi un cercueil en osier, ce qui a permis à l’entreprise de gagner en notoriété. « Nous pensons que c’est à ce moment-là que la famille Bardot a découvert nos réalisations », explique Xavier Quointeau.

Le secteur funéraire représente désormais 25 % du chiffre d’affaires de Candas, qui développe également des urnes funéraires et des cercueils pour animaux. L’entreprise souhaite poursuivre sur cette voie, mettant en avant la fabrication française, l’emploi local et le respect des normes environnementales, notamment grâce à l’osier cultivé localement et chez un osiériculteur dans les Ardennes.