Tensions dans les lycées : 37 agents de l’Éducation nationale blessés en deux jours, le gouvernement réagit
Le gouvernement a exprimé sa vive préoccupation face aux blessures subies par le personnel de l’Éducation nationale dans le contexte des blocages lycéens et des manifestations. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a qualifié la situation de « inédite et alarmante » lors d’une audition au Sénat, soulignant que pour la première fois, le nombre de blessés parmi les personnels de l’Éducation nationale a dépassé celui des forces de l’ordre.
Selon le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, 37 agents ont été blessés en seulement 48 heures, ce qui porte le bilan à plus de 200 depuis le début du mouvement mi-septembre. Le ministère a déjà déposé plus de 1 000 plaintes.
L’inquiétude est d’autant plus grande qu’un incident grave s’est produit lundi 2 novembre 2026 à Nice, où une directrice et une enseignante ont été menacées et agressées par une mère d’élève armée. « On ne peut pas ignorer que cet acte extrêmement grave s’inscrit dans une série d’actes contre l’institution scolaire et contre notamment les directeurs et directrices d’école et contre les chefs d’établissement », a déclaré Édouard Geffray, qui prévoit de se rendre sur place à la fin de la semaine.
Mercredi, un mortier a été lancé dans la cour du lycée Baggio à Lille, sans faire de blessé. « Nous ne laisserons rien passer », a affirmé Édouard Geffray sur X, promettant l’identification de l’auteur et le dépôt d’une plainte pour mise en danger de la vie d’autrui. Des incidents similaires ont été signalés dans plusieurs lycées en Île-de-France, où une surveillante a été blessée à l’oreille et des tirs de mortiers ont visé le personnel du lycée Doisneau de Corbeil-Essonnes et du lycée Les Frères Moreau de Quincy-sous-Sénart. Le rectorat de Versailles a condamné fermement ces actes, et une procédure disciplinaire pourrait être engagée contre les responsables une fois identifiés.