La rentrée scolaire perturbée : inquiétudes croissantes et appel au dialogue
Nicolas Bonnet, proviseur du lycée professionnel Henri Brulle à Libourne (Gironde) et secrétaire national du Syndicat national des personnels de direction de l’Education nationale (SNPDEN-Unsa), a exprimé sur franceinfo, dimanche 1er novembre, la nécessité urgente de reprendre le travail avec les lycéens.
L’organisation Les Lycéens ! a annoncé un blocage de lycées à partir de lundi 2 novembre, marquant la reprise des cours après les vacances de la Toussaint.
« Notre rôle, en tant qu’équipe de direction des lycées, c’est de permettre aux élèves qui le souhaitent de pouvoir reprendre les cours dès demain, de travailler dans des conditions sereines et en toute sécurité », a déclaré Nicolas Bonnet. Il a précisé que la situation serait évaluée lundi matin pour déterminer les modalités de la rentrée.
Les conséquences pédagogiques de cette situation sont préoccupantes. Certains élèves ont été privés de cours pendant près d’un mois, créant des disparités dans leur apprentissage. Nicolas Bonnet a également souligné les implications sur l’orientation scolaire, notamment le manque de notes et d’évaluations nécessaires pour Parcoursup.
Il a insisté sur l’importance des opérations de préparation à l’orientation qui se déroulent déjà en novembre. « Il est temps que nous puissions reprendre ce qui est notre métier : la pédagogie, l’accompagnement des élèves, l’aide à l’orientation. »
Bien que les réponses du gouvernement n’aient pas satisfait les organisations lycéennes, Nicolas Bonnet plaide pour un dialogue constructif. Des groupes de travail doivent débuter mardi au ministère de l’Education nationale, axés sur la démocratie lycéenne, l’organisation scolaire et le contrôle continu. « Nous avons besoin de pouvoir travailler collectivement avec les lycéens, avec les organisations qui les représentent, avec le ministère, pour avancer sur ces points », a-t-il affirmé.
Le responsable syndical a également appelé les adultes à se mobiliser. Des actions sont prévues à partir du 5 novembre avec l’Unsa et l’intersyndicale pour défendre des revendications plus larges concernant les services publics. « Ce mouvement doit permettre aux lycéens de retourner en classe parce qu’ils ont besoin de préparer le baccalauréat », a-t-il conclu.