Raphaël Glucksmann propose une taxe sur les successions pour financer une baisse de la CSG
Le candidat socialiste Raphaël Glucksmann a annoncé son intention de réduire progressivement la Contribution Sociale Généralisée (CSG), financée en partie par une taxation des successions les plus importantes. Cette proposition a été évoquée ce lundi 2 novembre lors d’une interview sur RMC et BFMTV.
Glucksmann a souligné une inversion des tendances patrimoniales en France : il y a 50 ans, les richesses provenaient majoritairement du travail, tandis qu’aujourd’hui, l’héritage domine. Il a décrit une situation où la France tendrait à devenir « une société de privilégiés ».
Le député Place publique a interrogé sur la transmission des inégalités et la valorisation du mérite, questionnant l’apport des héritiers à la société. Il a critiqué l’utilisation de dispositifs fiscaux comme le pacte Dutreil, permettant selon lui une optimisation fiscale sur les successions.
Il a également dénoncé le fait que la France soit l’un des rares pays européens à ne pas taxer les plus-values latentes. Glucksmann prône une « société du mérite » où le travail est au cœur du contrat social.
La taxation des héritages est un sujet régulièrement débattu sur la scène politique. La France Insoumise propose un barème progressif, allant jusqu’à une taxation totale au-delà de 12 millions d’euros, comme l’a affirmé Mathilde Panot. À l’opposé, le Rassemblement National, par la voix de Franck Allisio, plaide pour des baisses d’impôts et s’oppose à toute taxe sur les successions. Le think tank GenerationLibre a récemment suggéré un taux unique de 20 % sur les successions après abattements, avec une augmentation de l’exonération des dons familiaux à 100 000 euros.