Le Rassemblement National propose une réforme des retraites axée sur l’âge de début de carrière
Dans le contexte d’une campagne électorale centrée sur le pouvoir d’achat et les questions d’emploi, le Rassemblement national (RN) détaille progressivement ses propositions concernant les retraites. Le parti souhaite abroger la réforme actuelle et maintenir un âge légal de départ entre 60 et 62 ans.
Le président du RN, Jordan Bardella, a annoncé le 3 novembre sur TF1 une modification des règles de validation des trimestres. Actuellement, il est possible de valider quatre trimestres par an sans avoir travaillé pendant les douze mois précédents. Le RN souhaite que chaque trimestre soit validé uniquement après une année de travail effectif.
La députée du Rassemblement national, Laure Lavalette, a précisé le 5 novembre sur TF1 qu’il ne s’agissait pas de demander aux Français de travailler davantage, mais « travailler mieux ». Selon elle, le système actuel permet de partir à la retraite à 60 ans avec 40 annuités si l’on a commencé à travailler entre 17 et 20 ans, et à 62 ans avec 42 annuités. Elle a souligné la nécessité de « travailler tous ces trimestres » et a critiqué l’idée de faire travailler les Français plus tôt, estimant que cela est une « fausse bonne idée ».
La députée a également pointé du doigt l’âge tardif du premier emploi en France, qui s’élève en moyenne à 27 ans, ce qui est plus tardif que dans de nombreux autres pays européens. Elle a insisté sur la nécessité d’établir « un nombre d’annuités et un âge légal pour pouvoir partir ». Elle a également laissé entendre la possibilité pour les individus de continuer à travailler au-delà de l’âge légal.
Laure Lavalette a rappelé qu’une personne sur deux atteignant l’âge de la retraite n’est pas active sur le marché du travail. Elle a conclu en affirmant que la solution réside dans « les faire travailler plus tôt ». Le programme détaillé de la réforme des retraites du Rassemblement national sera dévoilé le 17 novembre. Un autre membre du parti, Laurent Jacobelli, avait précédemment annoncé que toutes les pensions de retraite seraient indexées sur l’inflation.