Mexique : une croissance trimestrielle de 0,9 % relance l’intérêt des investisseurs européens
L’Institut national de statistique et de géographie (INEGI) a révélé vendredi 30 octobre une première estimation de croissance de 0,9 % pour l’économie mexicaine entre juillet et septembre 2026. Ce chiffre, supérieur aux prévisions initiales, suggère une résilience économique malgré un léger ralentissement par rapport aux trimestres précédents.
Cette performance place le Mexique, deuxième économie d’Amérique latine, sous le projecteur des entreprises européennes, notamment dans le contexte d’un accord commercial modernisé entre l’Union européenne et le Mexique, signé en mai 2026 et dont l’application reste soumise à des procédures en cours.
Le produit intérieur brut a progressé de 0,9 % par rapport aux trois mois précédents, dépassant les attentes des économistes qui tablaient sur 0,7 %. Sur un an, la croissance atteint 3,2 %, selon les données préliminaires de l’INEGI.
La croissance est principalement tirée par les services (+1,1 %) et l’industrie (+0,8 %). À l’inverse, les activités primaires, incluant l’agriculture et l’extraction, ont enregistré un léger recul de 0,4 %. Cette dynamique souligne la contribution continue de la production et de la demande industrielle.
Cependant, ce rythme de croissance est moins soutenu que celui du deuxième trimestre, où il avait atteint environ 1,4 %. L’estimation publiée le 30 octobre sera affinée lors de la publication des comptes détaillés.
Cette performance économique intervient à l’approche d’une décision de politique monétaire de la Banque du Mexique (Banxico). Une croissance plus robuste que prévu pourrait influencer la stratégie de la banque centrale, qui cherche à maîtriser l’inflation, et retarder une éventuelle baisse des taux.
En 2025, le commerce bilatéral entre l’UE et le Mexique a atteint 87 milliards d’euros, avec plus de 45 000 entreprises européennes exportant vers ce marché. L’accord commercial modernisé, signé le 22 mai 2026, vise à réduire les droits de douane et à faciliter les échanges dans divers secteurs.
Cette croissance mexicaine offre un aperçu de la solidité du marché accessible aux exportateurs français, bien que son impact réel dépende de l’application effective de l’accord et de l’évolution de la demande locale. Les prochaines données économiques seront cruciales pour évaluer la pérennité de cette dynamique.