Marie Portolano blanchie des accusations de diffamation envers Pierre Ménès
Le tribunal judiciaire de Paris a rendu son verdict mercredi 4 novembre, relaxant la journaliste Marie Portolano des poursuites en diffamation intentées par l’ancien consultant sportif Pierre Ménès.
La plainte faisait suite à la publication de son livre, *Je suis la femme du plateau*, aux éditions Stock, en mars 2024. Dans ce livre, Mme Portolano avait relaté une agression sexuelle qu’elle aurait subie sur le plateau de Canal+ en 2016, sans citer nommément M. Ménès. Un extrait précis avait été pointé du doigt par la plainte, décrivant un comportement inapproprié envers les femmes présentes.
Pierre Ménès n’était pas présent lors de l’audience du 7 septembre dernier, malgré sa demande de renvoi. Le directeur général des éditions Stock, Manuel Carcassonne, a également été relaxé. L’avocat de Marie Portolano, Christophe Bigot, a exprimé sa satisfaction, soulignant que Pierre Ménès avait tenté de renverser la situation en se présentant comme victime, sans succès. Il a également annoncé une prochaine étape judiciaire : Pierre Ménès devra comparaître à Nanterre le 16 novembre.
Ce procès fait suite à une affaire précédente où la carrière de Pierre Ménès a été interrompue en 2021, à la suite de la diffusion du documentaire *Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste*, co-réalisé par Marie Portolano. Ce documentaire dénonçait le sexisme dans le journalisme sportif. Des séquences coupées au montage, mais révélées par le média Les Jours, montraient Marie Portolano reprochant à Pierre Ménès un geste déplacé en 2016.
Marie Portolano n’avait pas porté plainte et avait exprimé son inquiétude face à la réaction suscitée par ses révélations. Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête concernant ces allégations. Pierre Ménès avait déjà été condamné en 2023 à Paris à deux mois de prison avec sursis pour une autre affaire d’agression sexuelle, concernant une vendeuse sur les Champs-Élysées, une condamnation qui est désormais définitive.