Isère : le père de Géraldine Georges dénonce un manque de recherche après sa disparition
Jean-Claude Georges persiste dans ses démarches pour faire avancer l’enquête concernant la disparition de sa fille, Géraldine Georges. Cette professeure de danse de 45 ans a été portée disparue depuis six mois, et sa voiture a été retrouvée abandonnée dans le massif de Belledonne, en Isère.
Les recherches menées jusqu’à présent n’ont permis de trouver ni son corps, ni d’indices sur les circonstances de sa disparition. « Il n’y a absolument rien de nouveau au niveau des recherches, on n’a rien trouvé sur site », a confié son père à La Dépêche du Midi. Il exprime aujourd’hui son désarroi face à des informations contradictoires provenant des forces de l’ordre. Selon lui, certains gendarmes évoquent un suicide, tandis que d’autres affirment qu’elle pourrait se trouver dans une zone difficile d’accès. « Ça, je ne peux pas l’accepter ! On l’a comme abandonnée », a-t-il déclaré.
La voiture de Géraldine a été localisée près de la centrale hydroélectrique des Iles grâce au signalement de son téléphone portable. Des chaussures de ville ont été découvertes sous les pédales, tandis que ses chaussures de randonnée étaient absentes.
Géraldine Georges est mère de deux enfants, âgés de 8 et 17 ans, et séparée de leur père avec qui elle entretient de bonnes relations. Elle souffrait de troubles psychologiques et avait été diagnostiquée bipolaire, recevant un traitement approprié et effectuant deux séjours dans un hôpital psychiatrique. Son père insiste sur le fait qu’elle n’avait jamais tenté de suicide.
Le 28 octobre, il a critiqué l’enquête, la qualifiant de « baclée », et réclame qu’une recherche plus approfondie soit menée. Il souligne que l’absence de relevé ADN dans le véhicule est un point préoccupant. Bien qu’il reconnaisse les éléments qui ont conduit les gendarmes à privilégier la piste du suicide, il estime qu’ils ne suffisent pas à expliquer complètement sa disparition.