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Économie

Biarritz : Un faux communiqué tente de faire annuler le banquet du Canon français

Un faux communiqué de presse, diffusé mercredi à plusieurs médias dont l’Agence France-Presse, a prétendu annuler le banquet du Canon français prévu le 28 novembre à Biarritz. Les organisateurs ont rapidement démenti cette information et confirmé la tenue de l’événement, qui est fortement contesté par des groupes d’opposants locaux.

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Illustration Fil Clair.

« C’est évidemment un faux, le banquet aura lieu », a affirmé Pierre-Alexandre de Boisse, cofondateur de ces banquets, qui sont notamment financés par le milliardaire Pierre-Édouard Stérin. Il a ajouté qu’il envisageait de porter plainte. « Pourquoi cela nous découragerait ? C’est notre métier, c’est une entreprise… nous produisons des événements grand public. »

Ces banquets, qui rassemblent des milliers de personnes coiffées de bérets autour de plats traditionnels, sont critiqués pour la diffusion supposée d’idéologies d’extrême droite derrière une façade patriotique. Le faux communiqué évoquait une annulation en raison d’un rassemblement d’opposants prévu le jour même, qui devait former un « rempart humain » pour empêcher l’accès des 2.000 convives.

Le texte mentionnait des « conditions de sécurité » non réunies et dénonçait le risque d’affrontements entre les participants et les manifestants, qualifiés de « brigands et rançonneurs ».

Le message a été repéré par le journal régional Sud Ouest, qui a remarqué une légère différence dans le nom de domaine utilisé.

Des actions de protestation ont également été menées dans les Pyrénées-Atlantiques, incluant des affiches placardées et une inscription en basque à Saint-Jean-de-Luz, ainsi que des dégradations sur une villa appartenant à M. Stérin.

Les opposants affirment que ces banquets s’inscrivent dans une « bataille culturelle » menée par Pierre-Édouard Stérin et l’extrême droite. Une enquête a été ouverte en mai par le parquet de Caen suite à des signalements concernant des saluts nazis lors d’un banquet du 18 avril.

Pierre-Alexandre de Boisse a justifié ce geste comme un bras levé pendant l’hymne national, assurant que l’organisation « ne tolère pas les nazis ». Il a défendu la « liberté d’entreprendre » et dénoncé une « atteinte à la liberté » et une « censure ».